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L'Imagerie Interventionnelle

La biospie en général

  • Qu’est-ce qu’une biopsie ?

    Une biopsie est un acte de radiologie interventionnelle qui consiste à prélever un fragment d'un organe pour permettre le diagnostic d'une pathologie. Cet acte médical se pratique sous anesthésie locale, le patient étant allongé sur le dos ou sur le ventre, en fonction de l'organe en cause à prélever. Dans la grande majorité des cas, les biopsies sont réalisée directement à travers la peau en ponctionnant l'organe concerné, sous contrôle de la vue, guidée par une technique d'imagerie (principalement le scanner ou l'échographie).

  • Quels sont les risques ?

    Les deux risques principaux, bien que très rares, sont l'hémorragie et l'infection. C'est pour cette raison qu'il est nécessaire de vérifier le bilan de coagulation (numération plaquettaire, TP et TCA) et que l'intervention soit réalisée après désinfection cutanée dans des conditions d’asepsie.

  • En pratique

    L'intervention peut durer entre 15 et 45 minutes, en fonction de la localisation de l'anomalie. Les prélèvements de tissu sont adressés au laboratoire le jour même de l'intervention.

  • Après la biopsie

    Après la biopsie, le patient doit observer une période de repos qui sera fonction de l'organe en cause et de la difficulté de l'intervention. Dans certains cas une surveillance en hospitalisation doit être respectée et des examens de contrôle réalisés le jour même et/ou le lendemain de la biopsie.

    Les résultats sont ensuite communiqués au médecin prescripteur et au médecin traitant dans un délai de 5 à 10 jours.

     

  • Embolisation de varicocèle

    Qu’est-ce qu’une embolisation de varicocèle ?

    Une varicocèle est une dilatation des veines autour du testicule, qui peut occasionner une gêne ou une pesanteur testiculaires et dans de très rares cas être responsable d'une infertilité.

    L'embolisation de varicocèle permet le traitement de cette / ces varice(s). Il s’agit de boucher la veine responsable de la varicocèle.

    Cet acte médical se pratique sous anesthésie locale au bloc opératoire de radiologie interventionnelle, le patient étant allongé sur le dos. Il consiste en l'introduction de matériel d'embolisation dans les veines dilatées sous contrôle radioscopique, en passant par une veine du pli de l'aine droite.

    Quels sont les risques ?

    Le risque principal, bien que très rare, est l'hématome au point de ponction. C'est pour cette raison qu'un pansement semi-compressif sera confectionné en fin d'intervention et qu'il est nécessaire d'observer un repos strict au lit de 4 heures après l'intervention.

    En pratique

    L'intervention peut durer entre 45 minutes et une heure et demie, en fonction du nombre de veines à occlure.

    Après l’embolisation

    Après l'embolisation, le patient doit observer une période de repos à son domicile, en évitant tout effort d'hyperpression abdominale (port de charges lourdes, sports, relations sexuelles).

    Un écho-Doppler de contrôle sera réalisé à trois mois pour vérifier l'efficacité du traitement.

     

  • Biopsie de prostate

    En quoi consiste une biopsie de prostate ?

    Cet examen a pour objectif de réaliser des prélèvements de votre prostate pour en faire l’analyse au microscope, afin de rechercher si l’anomalie constatée au toucher rectal ou sur le dosage du PSA est en relation avec un cancer de la prostate.

    Dépistage du cancer de la prostate

    Avec plus de 70 000 nouveaux cas par an, le cancer de la prostate représente le premier cancer de l'homme en France devant le cancer du poumon. Environ un homme sur sept sera concerné au cours de sa vie.

    Détectés à un stade précoce, 95 % des cancers de la prostate pourraient être guéris. C'est dire l'importance de ce dépistage.

    Le dépistage du cancer de la prostate s’appuie sur l’association d’un toucher rectal et d’un dosage biologique du PSA (Prostate-Specific Antigen).

    Si l’un ou l’autre est anormal, différentes affections de la prostate peuvent être concernées : une infection ou inflammation, une hypertrophie bénigne de la prostate ou un cancer de la prostate.

    Un examen au microscope du tissu prostatique prélevé au cours d’une biopsie est alors nécessaire pour établir le diagnostic.

    Comment se passe une biopsie de prostate ?

    La biopsie de prostate est maintenant quasi systématiquement réalisée après une IRM, afin de cibler au mieux les prélèvements. Elle s’effectue sous contrôle échographique et après une anesthésie locale.

    Différentes techniques peuvent être employées pour fusionner les images d’échographie à celles de l’IRM.

    Des effets secondaires sont possibles mais ne sont pas invalidants (douleurs s’estompant sous paracétamol et saignements notamment). Les complications de la biopsie sont rares et des traitements spécifiques peuvent être proposés à chaque fois.

    Comment organiser vos biopsies de prostate ?

    Les biopsies de prostate sont réalisées deux fois par semaine dans notre centre par le Dr Alexandre Schull, radiologue expert en pathologie prostatique.

  • Embolisation de fibrome utérin

    Qu’est-ce qu’une embolisation de fibrome utérin ?

    Un fibrome est une tumeur bénigne de l'utérus, richement vascularisée, qui peut occasionner des saignements abondants pendant ou en dehors des règles ainsi qu’une gêne ou une
    pesanteur pelviennes (compression de la vessie ou du rectum).


    L'embolisation permet d’occlure les artères qui vascularisent les fibromes dans le but de provoquer une ischémie, puis une diminution de taille des fibromes qui ne seront plus alimentés.

    Cet acte médical est pratiqué sous anesthésie locale au bloc opératoire de radiologie interventionnelle, la patiente étant allongée sur le dos. Il consiste en l'introduction de matériel d'embolisation (micro-billes principalement) dans les artères nourrissant les fibromes, en passant par une artère du pli de l'aine droite.

    Les différents matériels (guide et cathéters) sont déplacés dans les artères de la patiente de l'artère fémorale commune droite vers les artères utérines et leurs branches de division, sous contrôle radioscopique, avant d'introduire le matériel permettant l'occlusion des artères nourricières des fibromes.

    Quels sont les risques ?

    Le risque principal, bien que très rare, est l'hématome au point de ponction. C'est pour cette raison qu'un pansement compressif sera confectionné en fin d'intervention et qu'il est nécessaire d'observer un repos strict au lit de 24 heures après l'intervention.

    Les douleurs pelviennes qui peuvent durer 24-48 heures et sont contrôlées par des traitements anti-douleurs puissants pouvant aller jusqu'à de la morphine, si nécessaire.

    Enfin, il existe un risque théorique rare d'infection de l'endomètre environ 3 semaines après l'intervention, qui sera alors traitée par antibiotiques.


    En pratique

    L'intervention peut durer entre 45 minutes et une heure et demie, en fonction du nombre et de la taille des fibromes ; ainsi que de la difficulté à naviguer dans les artères.


    Après l’embolisation

    Après l'embolisation, la patiente doit observer une période de repos à son domicile, en évitant tout effort d'hyperpression abdominale (port de charges lourdes, sports, relations sexuelles).

    En plus de la surveillance clinique (résolution des saignements et de la douleur pelvienne), une IRM pelvienne de contrôle sera réalisée à 3, 6 puis 12 mois du geste pour vérifier l'efficacité du traitement.

    Moins d’hystérectomies, plus d’embolisations : le plaidoyer des radiologues interventionnels

    Emission Europe 1 : "La radiologie interventionnelle, l'alternative aux opérations lourdes et aux ablations"

    Emission Europe 1 : "La radiologie interventionnelle, l'alternative aux opérations lourdes et aux ablations"

Exemple en image pour une embolisation de fibrome utérin

    • TRAITEMENT DES FIBROMES UTÉRINS

      Article de Carla FERRAND

      Moins d’hystérectomies, plus d’embolisations : le plaidoyer des radiologues interventionnels

      Plusieurs représentants de la Fédération de radiologie interventionnelle ont défendu ce 23 janvier les bénéfices de l'embolisation pour le traitement des fibromes utérins. Aussi efficace et moins invasive que l'hystérectomie, cette technique reste mal connue des patientes et peu proposée par les prescripteurs.

      La radiologie interventionnelle fait valoir ses atouts. Lors d’une conférence de presse organisée le 23 janvier à l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP), à Paris, par la Fédération de radiologie interventionnelle de la Société française de radiologie (SFR-FRI), plusieurs représentants de la discipline ont vanté les mérites de l’embolisation du fibrome utérin comme alternative à l’hystérectomie.

    • Une efficacité prouvée

      Article de Carla FERRAND

      « L’efficacité de l’embolisation du fibrome est connue depuis 15 ans. Des études randomisées l’ont montré », plaide Marc Sapoval, chef du service de radiologie interventionnelle de l’HEGP. Le fibrome utérin est une tumeur bénigne très fréquente, mais qui a d’importantes conséquences physiques, psychologiques et sociales : règles très abondantes, douleurs, grande fatigue, pesanteurs pelviennes, rapports sexuels douloureux. Il peut aussi entraîner une infertilité.

    • Entre 20 000 et 30 000 hystérectomies par an

      Article de Carla FERRAND

      L’hystérectomie est aujourd’hui la technique la plus utilisée pour prendre en charge cette pathologie. Pourtant, soutient Marc Sapoval, cette procédure mutilante pourrait être remplacée dans la plupart des cas par une solution moins agressive. « L’hystérectomie engendre des arrêts de travail importants à cause de la souffrance postopératoire, souligne Marc Sapoval. Chaque année, entre 20 000 et 30 000 hystérectomies sont pratiquées pour traiter le fibrome contre environ 2 000 embolisations. On pourrait augmenter énormément le nombre de candidates à l’embolisation en organisant mieux les circuits. » L’embolisation permet une reprise rapide des activités des patientes (1 semaine vs 6 semaines après une hystérectomie) et divise par deux le risque de complications majeures.

    • Défaut d’information

      Article de Carla FERRAND

      Malgré ces avantages, les radiologues interventionnels peinent à recruter des patientes. La faute, selon Marc Sapoval, à des problèmes de communication et d’information de l’ensemble du corps médical. Les patientes sont en effet plus souvent orientées par leur médecin généraliste ou leur gynécologue vers l’hystérectomie. « Pourtant, dans un consensus signé en 2011 entre la SFR et la Société française de gynécologie, il est reconnu que l’embolisation est une alternative efficace à l’hystérectomie avec un résultat clinique équivalent et beaucoup moins de difficultés. Le même document encourage les gynécologues à informer les patientes que cette pratique existe. Or, ce n’est malheureusement pas souvent le cas », se désole Marc Sapoval.

    • Changement des mentalités

      Article de Carla FERRAND

      Cette alternative à l’hystérectomie se développe alors que les mentalités évoluent : « La moyenne d’âge des hystérectomies est de 43 ans, indique Hélène Vernhet Kovacsik, la présidente de la FRI. Ces femmes sont encore actives, il est donc normal qu’elles puissent vivre de la même façon après le traitement, reprendre une activité physique, avoir une sexualité normale, la même qualité de vie et pas de cicatrice. Pour la génération de nos parents, ces considérations n’étaient peut-être pas essentielles mais aujourd’hui elles le sont. Il est donc important de faire la promotion des techniques conservatrices pour des lésions bénignes. » Actuellement, les embolisations sont surtout pratiquées pour des femmes actives et citadines. « Dans le monde rural, il y a beaucoup moins d’embolisations. Il y a donc des différences sociales et un problème d’accès à l’information », constate Marc Sapoval.

    • Un outil de communication en préparation

      Article de Carla FERRAND

      Certains médecins sont parfois frileux à l’idée de proposer une alternative. « Chez les gynécologues, il y a une préférence pour le traitement dit « de référence » qu’est l’hystérectomie, observe Hélène Vernhet Kovacsik. Dans certains endroits de France, il n’y a aucune embolisation alors qu’il y a des centres équipés et des professionnels formés pour réaliser ce traitement, ajoute Marc Sapoval. Si les patientes n’arrivent pas, c’est parce que nous ne sommes pas suffisamment visibles au niveau local. Certaines patientes viennent nous voir parce qu’elles ont trouvé des informations sur internet. Si elles n’ont pas accès à l’information, elles vont accepter une hystérectomie. » Afin de mieux renseigner les femmes sur les différentes possibilités de traitement qui s’offrent à elles, la FRI travaille de concert avec l’agence régionale de santé Île-de-France pour mettre au point un outil d’information à destination du grand public. Il sera disponible au mois de juin 2020.

    • Sur Europe 1

      La radiologie interventionnelle, l'alternative aux opérations lourdes et aux ablations

    • Sur Europe 1: avis du Dr Sapoval

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